Dans le panel III intitulé : ‘’Les évolutions de l’industrie musicale à l’ère des outils numériques, opportunités et défis à relever pour booster l’économie de la musique en Afrique’’, Benjamin Ngoma s’est penché sur :’’ L’évolution des modèles de monétisation de la musique à l’ère numérique : enjeux, innovations et perspectives’’.
Qui est Benjamin Ngoma?
Benjamin Ngoma est Maître-Assistant en Sciences de l’information et de la communication au Parcours-type des Sciences et Techniques de la Communication (Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines) de l’Université Marien Ngouabi. Il est auteur d’un ouvrage publié en décembre 2015 aux Éditions L’Harmattan à Paris, sous le titre L’autorégulation des médias au Congo-Brazzaville. Critique d’une pratique ».
Résumé de sa communication
Il a également publié une diversité d’articles dans plusieurs revues nationales et étrangères dans les domaines de la presse et de la littérature francophone.
Le passage
des supports physiques au streaming, aux plateformes de partage et aux services
d’abonnement modifie profondément les stratégies économiques des acteurs
musicaux. Cette communication justifie l’analyse de ces mutations pour
comprendre l’impact sur la rémunération des artistes, la viabilité des modèles
traditionnels et l’émergence d’innovations disruptives. La problématique
centrale interroge comment la digitalisation a transformé les modèles de
monétisation et quels enjeux elle pose pour artistes, producteurs et
consommateurs. Le cadre théorique mobilisé repose sur l’économie de la
connaissance et des plateformes numériques, intégrant des concepts d’innovation
ouverte et de disruption technologique proposés par Clayton Christensen.
La
méthodologie adoptée combine une revue de littérature exhaustive, l’analyse
comparative de cas d’études de plateformes majeures telles que Spotify, Apple
Music et YouTube, ainsi que des entretiens avec des acteurs du secteur. Les
résultats mettent en évidence une diversification des sources de revenus,
incluant la publicité, les microtransactions et l’exploitation des données
utilisateur. Toutefois, ils soulignent également des tensions persistantes
concernant la rémunération des artistes et la protection de la propriété
intellectuelle.
En discussion, les innovations observées offrent l’espoir d’une rémunération plus équitable et d’un rapprochement avec les publics, tout en soulevant des défis réglementaires et éthiques. La communication conclut sur la nécessité d’un cadre réglementaire adaptable et d’une collaboration accrue entre acteurs pour assurer un avenir durable de la musique à l’ère numérique. La digitalisation renforce l’avenir du secteur musical.