Actualités du FESPAM
12e édition
Liz Babindamana, une voix de sagesse et d’engagement pour la jeunesse congolaise
Guitare en main et conviction dans la voix, Liz Babindamana a électrisé, le dimanche 20 juillet 2025, la scène de Mayanga lors de la première journée du festival. Dans une ambiance festive, l’artiste congolaise a imposé son style, entre tradition et modernité, et surtout son message : éduquer par la musique.
« Quand on est patriote, il faut savoir le prouver », lance-t-elle, fière de participer à ce qu’elle considère comme un devoir citoyen. Pour elle, le FESPAM n’est pas seulement un festival de sons, mais un espace de transmission, en particulier pour la jeunesse. « Je me suis dit que c’était l’opportunité des jeunes, des jeunes et encore des jeunes. Il faut leur parler, les éveiller, leur apprendre à respecter les adultes. La musique peut sauver. »
Dans un de ses morceaux, Liz chante la place de la femme et la nécessité pour elle d’avoir confiance en ses capacités. « Une femme ne se limite pas à la cuisine. Elle peut porter, créer, changer le monde », affirme-t-elle avec détermination.
Face à un public varié, après des groupes puissants, elle avoue avoir douté. Mais les applaudissements ont vite dissipé ses craintes. « Ils m’ont écoutée, ils m’ont suivie jusqu’au bout. C’est le plus beau des cadeaux. L’objectif est atteint. »
Elle remercie chaleureusement ses musiciens et son manager pour leur engagement volontaire. « Nous sommes venus pour éduquer cette nation. Sans calcul, juste par amour de l’art et du peuple. »
Sur les polémiques ou les choix artistiques de cette édition, elle reste en retrait : « Je suis chrétienne, je ne juge pas. Chacun répond à un appel. Moi, je suis là pour transmettre. Même s’il n’y a que deux spectateurs, je joue. Car on ne sait jamais combien de vies peuvent être touchées. »
Liz Babindamana incarne une musique qui pense, qui parle, qui élève. À Mayanga, elle a prouvé qu’on peut faire vibrer et réfléchir en même temps.