Actualités du FESPAM

Symposium de la douzième édition du FESPAM

Intervention de Lye Mudaba Yoka

La 12e édition du Festival Panafricain de Musique (FESPAM) s’est déroulée, du 19 au 26 juillet 2025 à Brazzaville, sur le thème : « Musique et enjeux économiques en Afrique à l’ère du numérique ». Au cours de celle-ci, comme à l’accoutumée, s’est tenu un symposium international de musique sur le thème de l’édition. Dans le panel I intitulé : Etats des lieux de l’industrie musicale en Afrique, le professeur des universités Lye Mudaba Yoka a planché sur’’ L’état des lieux des industries culturelles et créatives en R.D. CONGO’’. 

Brève présentation de Lye Mudaba Yoka

Lye Mudaba Yoka est professeur des universités, écrivain et journaliste. Technocrate au sein de différents cabinets politiques du ministère de la Culture  et des Arts et responsables d’entreprises culturelles étatiques (Théâtre National, Presses Universitaires du Zaïre, Société Nationale des Droits d’auteur, Directeur général de l’Institut National des Arts) en République Démocratique du Congo une trentaine d’années, il a été le spécialiste national des questions culturelles au Bureau-UNESCO de Kinshasa et Président de la Commission culturelle et scientifique du 14 e Sommet de la Francophonie. Il est président de l’Observatoire des Cultures Urbaines en Républiques Démocratique du Congo (OBSCUR). Entre 2005 et 2007, Lye Mudaba Yoka avait managé, comme co-Commissaire général, le Projet et Festival belgo-congolais « Yambi » en République démocratique du Congo et en Communauté Française d Belgique. Ancien directeur général de l’Institut National des Arts de Kinshasa, Lye Mudaba Yoka est le président du Comité scientifique conjoint (République du Congo-République Démocratique du Congo) pour l’inscription de la Rumba congolaise sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Il est détenteur de nombreux Prix nationaux et internationaux et auteur de Culture congolaise à l’épreuve : preuves de vie (2019), Combats pour la culture (2012), Kinshasa : carnets de guerre (2005), La guerre et la paix de Monimambu (2006), Lettres d’un kinois à l’oncle du village (1995), Le Fossoyeur (1993), Destins broyés (1991) et Tshira ou la danse des ombres et des masques (1984).

Résumé de sa communication

Dans un numéro spécial de « jeune Afrique » paru en février 2024, les enquêteurs ont révélé « 50 champions des industries culturelles et créatives en Afrique « . Aucune référence à la R.D. Congo. Le paradoxe veut que le même mois Fally Ipupa, la vedette actuelle à la mode, venait de faire un triomphe à l’aréna de Paris. Questions : le show-business du Congo-Kinshasa, est-ce toujours et toujours le divertissement pour le divertissement, sans prétention à une véritable économie de la culture, celle rivée vers le profit certes, mais à travers la professionnalisation des métiers de cette culture   en termes de rationalité managériale et de sauvegarde des intérêts des artistes.

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